CHAPITRE XIV : LE SILENCE DES DUNES
… J'ai épousé les formes de la solitudes. J'ai tutoyé le silence des dunes. Mais sache lecteur que Claire sera toujours ma plénitude. Celle qui me fait voyager sur Neptune. J'avais épousé les formes de la solitude, j'étais devenu un homme en proie aux tentacules de son esprit. Puis ma muse a ressusciter ma poésie, mon envie de peindre de la rapsodie.
Ainsi j'ai dessiner sur un bout de papier une esquisse de ce livre. Je suis devenu ivre. La détresse a frappé a ma porte. Mon aorte subitement frappé par ses réminiscences de mon passé . Derrière les traits de cet ouvrage se cache un grand mirage.
. Le silence des dunes où l'histoire de ma plume...
Le silence des dunes, où l'histoire de ma plume. L'apologie de mon ouvrage, la rage du sage, la pluie de mon esprit. Je vivais tapis dans la lune depuis ma bouffée délirante, j'errais dans mon enclume enivrante. Je me sentais bien dans cette mélancolie navrante.
Puis j'ai quitter mon coma mentale. Une fleur a émergé dans mon esprit. Le lotus a prit possession de mon cerveau. Je suis devenu un être humain avec ses rêves et son destin lorsque j'étais une choses aux mains des médecins.
Je ne suis pas d'ici, je suis d'ailleurs. Dans mon cœur coulait la fleur du mal. Parfois j'ai eu mal, parfois j'ai eu si peur. J'ai commis trop d'erreur.
Soul pleureur...
Je ne suis pas celui que l'on voit ô lecteur, arrogant et distant. Dans mes veines coulait le sang d'un enfant seul face aux gens depuis ma maladie. Si Claire m'avait remit sur le chemin de la vie, il me restait beaucoup d'étape à franchir.
Certes j'avais un travail d' ayant fonction aide soignant, toutefois je ne possédais pas le diplôme. Seul dans mon esprit , tel un môme, je devais sortir de cet état de fantôme. Claire m'a permit de me libérer de cet état d'hybride dans lequel je ne me reconnaissait plus. Pour elle j'ai décider de devenir un être meilleur. Devant sa beauté je me devais de me transcender.
Pourtant je me souviens que deux mois avant de passer le concours d'aide soignant j'étais très absorbé par mon livre. Lorsque je rentrais du travail, je me régalais avec Claire puis j'écrivais de façon névrotique les chapitres de mon livres. A l'époque je travaillais sur le passage à propos de mon internement psychiatrique.
Ainsi j'ai du faire resurgir ces souvenirs inoxydables qui se terraient dans mon subconscient. Cela m'a beaucoup perturbé, je ne dormais plus, je ne mangeait presque pas. Seul comptait l'architecture de mon livre, à tel point que je délaissais Claire au profit du désossement de mes vers.
Cela tombait mal puisque Claire et moi venions de nous installés dans un appartement. Je tentais de chasser se brouillard ardent qui tournoyait autour de mon destin. Peut être qu'en écrivant se livre je trouverais la réponse.
Heureusement ma muse m'a épaulé de toute ces forces pendant cette période, elle m'a incité à reprendre mon traitement pour que je ne sombre pas à nouveau dans le néant. Effectivement je ne prenais plus mes médicaments, je désirais retomber malade afin de donner une tournure dramatique à mon récit. Ivre j'étais, sur le déclin je marchais sans me rendre compte que peu à peu je perdais Claire.
La fille au regard si clairs, voyant la distance que je mettais entre elle et moi par l'écriture si mit a pleurer brusquement. Elle ne savait pas comment faire pour trouver sa place dans notre couple puisque je m'étais fiancé à ma plume. Je n'avais d' yeux que pour les courbes élancées de mes mots. Seul comptait l'inspiration de mon stylo. Je dois avouer que ce passage constitua notre première crise de couple. Certes la funeste tromperie de Claire rentrait aussi dans cette catégorie cependant nous ne vivions pas ensemble à l'époque. De plus il s'agissait des prémisses de notre couple. Alors que là c'est moi qui mit une distance entre ma muse et moi, j'étais comme une enclume qui s'accrochait désespérément à ses vers, sans voir que je faisais souffrir l'être chère.
Le matin je partais à l'aube écrire dans un bar et le soir lorsque Claire rentrait c'est à peine si je la voyais emporté par le tourbillon de mon grimoire.
Un jour Claire me dit qu'elle voulait retrouver son Florent !
Ce dernier semblait perdu dans l'océan de ses pensées. Et la maladie qui reprenait de plus belle, au bout de deux semaine à force de ne plus prendre mon traitement, l'autre s'invita a nouveau dans les rangs de mon âme.
Je perdais mon porte feuille, j'oubliais mon permis de conduire dans un magasin. Ce sont ses signaux qui ont alertés Claire et mes parents. En effet les prémisse de la bouffée délirante sont des fautes d'inattention, des pertes de concentration.
De plus la mégalomanie, conséquence de ma pathologie épuisa mon esprit. Ma poésie fut emporté par des accès de fièvre. La violence de mon propos n'avait plus de limite. Chaque jours l'écriture n'emmenait dans la dépression, chaque jours qui passait je tombais dans les arcanes de la folie.
Et Claire qui ramassait les miettes de mon esprit...
Je conjuguais mon présent au passé, de facto je vivais pour mon livre sans me rendre compte que cette entreprise absorbait toute mon énergie. Mes souvenirs douloureux que je relatais dans mes notes revenait tel un boomerang dans les allées ombrageuses de ma conscience.
Difficile d'avancer lorsque l'on relate son sonné.
Heureusement la fille au regard de velours tenta de me motivé à travailler mon concours d'aide soignant. En effet je n'y croyais plus je l'avais déjà passé l'année dernière sans résultat. Je n'avais plus faim, juste le regard de Claire posé sur mon destin.
Je n'étais rien, juste un type s'éloignant au loin du chemin de la réussite. Claire et mes parents ont vite constatés que je vacillais bouleversé par ce que j'écrivais. Toute mon ardeur concentré dans le squelette de mon livre. L' ivresse me tenait, comme prisonnier de moi même, je n'arrivais pas a sortir de mes chaines.
Chaque vers posé sur le papier, chaque pensée me ramenait en arrière. Pourtant je devais avancer. J'annulais toute mes soirées pour bâtir mon ouvrage. Ainsi je ne révisais pas mon concours. Pauvre Claire comment as tu fais pour supporté l'égoïste que j'étais devenu. Mon opuscule me prenait tant de temps que je délaissais mes sentiments très loin, seul au vent.
Pourtant Claire a toujours été là dans ce passage difficile et ce chapitre sur mon père qui fit sortir des larmes de l'atmosphère...
L'écriture comme thérapie, c'est lorsque j'ai commencé à dresser l'apologie de notre rencontre que mon comportement a changer. Brusquement j'ai enfin écouté Claire et ma famille qui me suppliait de réviser mon concours.
Sache lecteur que si j'étais inspirer à ce moment précis, les mots sortaient tel une rivière de vers coulant sur ma chair. J'avais une angoisse certaine que ma source ne se tarisse. L'inspiration est un processus créatif qui vient sans prévenir, cependant il peut repartir à tout moment nous laissant sans rien, juste le silence du type qui a encore faim mais qui ne trouve plus de pain.
Peut être dans un avenir proche que ma plume sera emporté par le silence des dunes. En attendant j'écris à titre posthume. En effet depuis ma sortie de l'hôpital psychiatrique je suis un homme nouveau. Tel le phœnix, je me suis nourri de mes cendres pour devenir un autre. Cela explique que parfois je surprend mon entourage. Par exemple ce livre est le fruit d'un grand désespoir couplé d'un soupçon d'espoir.
Un jour je me suis lever, j'ai regarder ma destiné dans le miroir. Je n'ai vu que un homme dérisoire. Un jour je me suis lever j'ai contempler le noir de mon âme, je n'ai vu que des larmes. J'avais déjà rendu les armes. Puis Claire a fait renaître l'espoir de revoir un printemps.
Ainsi j'ai commencé a écrire ce livre. Sache lecteur que dans le grenier de la maison de mes parents sommeillait les premières lignes de cet opuscule. Effectivement dès l'age de dix huit ans je savais que un jour j'écrirais un livre. Toutefois pendant longtemps je n'eus pas le courage nécessaire. Je déposais quelques vers sur la matière éphémère de mes feuilles, puis j'arrêtais subitement comme paralyser par l'enjeu.
Lorsque il y a deux ans je commença à dessiner une ébauche d'introduction. L'architecture ainsi trouvé aurait du me faire avancer toutefois j'ai tout abandonner devant l'ampleur du projet. Je ne me sentais pas de taille pour affronter mes failles.
Pourtant j'avais déposé quelques pierres dans l'édifice de mes vers. Cependant la confiance me fuyait, je ne me sentais pas assez fort pour regarder au plus profond de mon âme. Alors j'ai caché l'ébauche de mon livre dans le grenier à l'abri des regards indiscrets. La poussière est venu se déposé sur la face caché de ma chair.
Reclus et déçu par moi même, je trainais une certaine gêne. Puis après deux années de silence, j'ai décider de réaliser mon projet le plus chère. Précisément le jour de mon anniversaire. C'est a vingt huit ans que j'ai enfin réalisé que je n'avais rien fait jusqu'à présent. Que se passerait il si je devais mourir demain ?
Je ne laisserais aucune trace, tout juste une marque de sang sur la place publique. Une mort pathétique. Depuis mon internement la mort a prit un autre sens. Je me suis rendu compte que le temps était précieux. Dans le cercueil de mon esprit règne une étrange poésie, le silence des dunes, , douce solitude.
Face à la maladie l'on est toujours seul. C'est pourquoi dès que je me suis senti mieux, une pulsion presque sexuelle a envahit mes synapses. Il fallait que j'écrive ma vie, une autobiographie où l'apologie de la survie. Tel un peintre j'ai pris ma plume, aiguisé mes sens. Je suis rentré en contacte avec de long silence. Écrire est un grand moment de solitude. Seul face à moi même j'ai vu tant de haine, seul face a moi même j'ai vu tant de peine.
Dans le psyché de mon âme se reflète un être à deux visages. L'obscure clarté de deux rivages que tout opposent. L'un voudrait soulever des montagnes lorsque l'autre lutte contre la maladie. J'ai décidé le jour de mon anniversaire de sortir de la matière amère de mes vers. J'ai pris ma plume, écouté le silence des dunes, tutoyé les formes de la solitude.
Lasse de mon comportement de lâche, j'ai pris mon courage entre mes mains et j'ai griffonné mon destin sur un tapis de daim.
Ainsi je suis retourner dans le grenier dans l'espoir de retrouver mon mort née littéraire. Un grand merci à la grand mère de Claire qui m'a encourager à reprendre mon livre lorsque le doute me hantait.
Je me souviens que lors d'un diné j'avais effleuré l'idée de d'écrire un livre avec un certain doute dans l'intonation de ma voix. Puis la grand mère de claire m'avait dit cette phrase « Et pourquoi pas ! »
Cela n'était peut être rien, juste une phrase parmi tant d'autres mais le ton sur lequel elle était prononcé fit la différence. Comme si elle m'ordonnait de continuer mon esquisse littéraire.
Rythme endiablé, nuit effréné, je me suis enfin plonger au plus profond de mon esprit. Ma poésie m'a embarqué sur le chemin ombrageux de ma vie. J'ai vu de près l'apologie de la survie, les montagnes de la folie puis l'ascension de la guérison. Le silence des dunes m'a fait très mal, je me suis réfugié sur Saturne. Toutefois la peinture de ce livre au couteau m'a permise d'accepter mon histoire, de ne plus masquer mes maux.
C'est ainsi que l'écriture a absorbé tout mon être, j'ai même arrêter de travailler emporté par cette tempête de pensée qui faisait rage dans le grenier de mon spectre. Pendant deux mois je n'ai fait que déposé une à une les briques de mon ouvrage. Chaque élément devant être placé au bon moment.
Pendant ce temps Claire allait travailler dans une maison de retraite et moi perdu dans le labyrinthe de ma quête.
Il fallait que je me reprenne, l'écriture ne devait pas me détruire car je ne prenais plus mon traitement. En effet j'avais l'impression que les médicaments me rendait inutile intellectuellement.
Aiguillé par la fille de velours j'ai enfin travaillé mon concours d'aide soignant, conscient que je ne pouvais plus me laisser aller de la sorte. Pendant quelques mois j'ai mis mon livre de coté. Une nouvelle mission sur mon front, réussir !
Puis après avoir passé le concours, un beau jour le facteur a scellé mon parcours. Une lettre a conquit mes sens. « Nous sommes heureux de vous annoncer que vous avez réussi votre concours »
Depuis ce jour où la fortune frappa enfin à ma porte, mon cœur ne bat plus que pour Claire. En effet c'est grâce à la fille de satin que j'ai retrouvé le chemin éclairé de mon destin.
Si je ne suis rien, je suis tout aux yeux des miens. C'est pourquoi je dois me battre, chaque jour, j'apprends, à chaque moment je sais que je peux à nouveau basculer dans la maladie. C'est pourquoi la mélodie de mon esprit si ténébreux a peu à peu laisser place à ce refrain généreux.
Depuis ce jour où Claire m'a sauvé de moi même, coule dans mes veines un amour fusionnelle. Ma passion pour la belle s'est métamorphosé en un amour inaltérable.
Conscient que sans Claire mon livre m'aurait sans nulle doute emporté sur les rives de la désolation. Quelque part entre fiction et altération. Grâce à son soutient j'ai éloigné les griffes du démon qui tentait de s'emparer à nouveau de mon intellection.
Que d'émotion durant cette année charnière, j'ai commencé mon manuscrit fait de poésie et de mélancolie puis j'ai réussi mon concours d'aide soignant. En effet depuis mon passage en hôpital psychiatrique je me suis promis un jour de devenir un soignant attentif et humain. Puisque j'ai été de l'autre coté je pense pouvoir devenir un bon aide soignant, un homme conscient de la difficulté de ses patients.
Je ne peux m'empêcher de penser que la fille de velours a œuvrer en silence pour me faire sortir de mon état d'errance. Sans elle je n'y serais jamais arrivé, Claire m'a sauvé d'une mort spirituelle certaine.
Comment pouvais je la remercier, comment lui montrer la véracité de mon amour. Grâce a Claire j'ai brisé ses lanière qui encerclait chacun de mes vers. Prisonnier d'une destiné que je n'avais pas prémédité, encerclé par l'éruption de mes maux, le berceau de mon cerveau. J'ai transfiguré mon métabolisme, métamorphosé ma constitution génétique par une nouvelle rhétorique : rien n'est impossible.
… J'avais épousé les formes de la solitudes. J'avais tutoyé le silence des dunes puis ma plume c'est posé sur son miroir. Son regard m'a transporté ailleurs, loin de ma maladie, quelques part entre poésie et mélodie. Je ne lui dirais jamais assez merci, elle qui m'a fait sortir de mon petit nid...
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